Le cirque à l’ancienne

Le cirque à l’ancienne

La démocratisation du cirque

Une fois la Troisième République instaurée, on assiste à une véritable démocratisation des loisirs, volonté du régime libéral. Parallèlement au théâtre, le cirque connait un succès grandissant et attire deux sortes de public : le peuple qui se bouscule pour assister aux représentations des troupes ambulantes qui parcourent la France et les aristocrates qui se retrouvent dans l’image véhiculées par les écuyers donnant leurs numéros d’art équestre.

Le Cirque Olympique

Forte du succès rencontré par ses représentations, la famille Franconi crée trois théâtres de cirques parisiens baptisés « Cirque Olympique » : le premier se trouve rue Saint-Honoré, le second est installé en lieu et place de l’amphithéâtre d’Astley rue du Faubourg-du-Temple et le troisième est implanté boulevard du Temple.

En plein époque napoléonienne, le cirque de la rue Saint-Honoré intègre des animaux sauvages dans le spectacle de cirque à l’ancienne, où figurent toujours numéros acrobatiques et équestres. La grande nouveauté, ce sont les numéros d’acrobates, de jongleurs, de clowns et de mimes. Le troisième cirque accueille un spectacle inédit de pantomime « Les Lions de Mysore ». Le domptage s’impose comme un numéro incontournable, largement promotionné par le dompteur marseillais Henri Martin, qui travaille en compagnie de ses fauves pour les frères Franconi.

Les cirques en dur

Les premiers cirques en dur fleurissent dans les grandes villes françaises, encouragés par Théodore Rancy, fils d’une danseuse de corde passionné par le cirque, et célèbre créateur et directeur de cirques. Après avoir monté son premier cirque ambulant à Rouen en 1856, c’est en dur qu’il bâtit les suivants :

  • À Genève en 1875
  • À Lyon en 1882
  • Le Havre en 1887
  • À Boulogne-sur-Mer en 1888
  • À Amiens en 1889
  • Et finalement à Rouen en 1893

Les cirques parisiens de la fin du XIXe siècle

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les cirques sédentaires se multiplient dans la capitale. Parmi eux, on peut notamment citer :

  • Le cirque Napoléon, fondé en 1852, repris en 1934 par les Bouglione et devenu le Cirque d’Hiver aujourd’hui.
  • Le cirque Molier construit à Passy en 1880 près du bois de Boulogne par Ernest Molier : au cours des deux représentations annuelles, se mélangeaient aristocrates et artistes qui effectuaient ensemble des numéros laissant une place prépondérante aux chevaux.